La petite histoire...
En fait, c'est la hasard complet qui m'a fait arriver jusqu'ici. Ayant pas mal bourlingué entre l'Amérique, l'Europe et l'Afrique du Nord, je me disais bien que j'irais bien faire un tour 'en touriste' en Asie un jour. Mais j'étais loin de m'imaginer que j'y viendrais bien plus vite que prévu dans ma carrière de voyageur et pas du tout en touriste...
J'étais en poste en Italie quand, sur les conseil d'un ami italien, je me suis mis en quête d'emploi en Chine sur Internet. En ce qui concerne les offres pour enseigner l'anglais, il en pleut, pour ce qui est du français par contre, il est clair que l'offre ne suit pas la emande, la concurrence allait être rude. Et je me rappelle plus très bien comment, mais je suis tombé sur les articles de deux Québecquois qui enseignaient en Chine, qui avaient le même nom de famille que ma mère et qui racontaient leur expérience sur la toile. Ni une ni deux, je leur écris! Et ils me répondent :) Et c'est grâce à Maxime que j'ai eu le contact de son boss à qui j'ai tout de suite emailé mon CV et compie de mes diplôme. Et c'est grâce à Robert (le papa de Maxime) qui a traduit mes diplôme pour l'office des affaires étrangères chinois que j'ai reçu la lettre d'invitation (à présenter à l'embassade de Chine en Belgique pour l'obtention du visa de travail). A mon arrivée à l'aéroport de Shanghai, un représentant de cette école est venu me chercher en voiture. A Nanjing, j'ai retrouvé Maxime qui es devenu mon collègue, ami et mentor de la Chine. C'est lui qui m'a expliqué en quoi tout ce que je trouvais bizarre était vraiment bizarre. A mon grand regret, je n'ai jamais rencontré Robert qui était décédé d'une crise cardiaque quelques jours avant mon arrivée alors qu'il était en vacances en Australie.
Les conditions de travail...
Je les trouve pas si mal comparées à d'autres prof en Chine qui m'ont parlé des leurs. Mon salaire est d'environ 300/mois. Y en a qui ouvrent des yeux là! C'est pas grand chose par rapport à l'Europe, mais c'est très bien par rapport à la Chine. Faut savoir que mes collègues chinois ont un salaire d'environ 120/mois auquel s'joute quelque bonus (mais je sais pas de combien ni sur base de quoi c'est calculé). Si le salaire ne suffit pas, il y a toujours possibilité de faire des heures sup', rémunérées bien sûr.
Mise à disposition d'un appart meublé gratuitement (charges comprises), avec connection à Internet. Remboursement du billet d'avion de retour à la maison à la fin d'une année de contrat. Si j'enseigne pas sur le campus où j'habite (ce qui est le cas actuellement), le transport d'un campus à l'autre est assuré par l'école (profs et élèves ont des bus séparés). A tout cela s'ajoutent certains avantages: possibilité de suivre gratuitement des cours de chinois avec les étudiants étrangers ou avec un tuteur particulier, mise à disposition de la salle de billart, salle de sport; et occasionnellement, invitation à l'un ou l'autre banquet, réception ou excursion touristique.
Le tout pour une prestation de 6 à 8 cours par semaine. Un cours étant composé de deux périodes de 40 minutes chacunes. (Si vous négiciez bien, il y a moyen de condenser l'ensemble de l'horaire sur deux ou trois jours, ce qui laisse beaucoup de temps pour faire plein d'autres choses!).
Alors comment faire pour trouver un job de prof ?
Parmi les profs que je connais, certains sont arrivés en Chine en tant qu'étudiant ou touriste. Une fois sur place, ils ont cherché et trouvé du boulot. Leur employeur s'est alors chargé de régulariser leur situation.
D'autres ont fait appel à des organismes intermédiaires. Ces organismes sont payant ou non, suivant leur vocation (société privée ou association à but humanitaire).
Enseigner l'anglais ne devrait de toute façon pas poser de problèmes car c'est une obligation pour tous les étudiants chinois d'apprendre l'anglais comme preière langue étrangère et la Chine n'arrivent jamais à satifaire toutes les offres. Alors n'importe quel moteur derecherche avec les mots 'english', 'teaching', 'China' vous donnera des liens à volonté.
Pour ce qui est du français, ce sera sûrement plus difficile. L'offre étant moins nombreuse vu que le français arrive comme option au choix d'une seconde langue étrangère en concurrence avec le japonais, le coréen, le russe, l'allemand, l'espagnol, l'italien...
Ce qu'il faut garder à l'esprit...
Que la Chine est un des pays les plus vaste au monde avec une culture des plus complexe pour tout qui n'a jamais vraiment expériementé l'Asie et qui pour couronner le tout est en plein boum économique ! Ce qui veut dire que votre expérience de la Chine dépendra fortement de l'endroit et des conditions dans lesquelles vous enseignerez. Entre être prof à New York et être prof à Shanghai, le degré d'effort d'adaptation est quasiment nul. Par contre, se retrouver enseignant au fin fond d'une province reculé de la Chine promet d'être très différent de l'enseignement à New York (à moins d'avoir enseigné dans le Queens).
Ne pas oublier qu'une expérience à l'étranger apporte pas mal de surprises (bonnes ou mauvaises) et qu'il faut s'y préparer (quoique pour la Chine, je vois pas quelle préparation j'aurais vraiment pu faire étant donné la rapidité avec laquelle mon arrivée ici s'est opérée). Un minimum de langue (genre bonjour et les nombres) c'est déjà très bien.
Aussi qu'un voyage devient ce qu'on en fait: n'ayant aucune attente particulière de la Chine ou venant simplement pour rompre avec leur vie 'à la maison', j'en ai vu beaucoup repartir 'à la maison' justement après trois mois de vie en Chine.
Conclusion
Je ne veux pas terminer sur une note pessimiste. Aussi vais-je conclure par ces mots: [comme je le disais en début d'article] alors que j'étais loin de m'imaginer que je viendrais en Chine aussi tôt dans ma carrière de voyageur, alors que je suis peut-être un des premier à pester sur toutes les tuiles qui m'arrivent ici et tout ce qui ne 'fonctionne pas correctement' (par rapport à ce que je considèrent qui devrait fonctionner correctement => tout ce qu'il y a de plus subjectif et personnel) alors que alors que... malgré toutes les différences linguistiques, culturelles, politiques, sociales, etc, en fin de compte je suis un des premiers surpris de voir à quel point la Chine est un pays 'prenant', fascinant, passionant. Oui, on se passionne pour la Chine. La Chine m'a pris aux tripes et au coeur aussi quelque part. Et c'est peut-être là qu'il faut être le mieux préparé, le plus disponible pour, au mieux, l'apprécier.




